mardi 19 novembre 2013

Ma p'tite Faustine se dévoile et nous dit tout ...


Toujours à la recherche de jolies choses, de sympathiques et atypiques créateurs, de fun, de beaux, du petit truc en plus, je surfe régulièrement sur le net (par régulièrement j'entends tous les soirs au grand damne de doudou ...). Un jour je suis tombée sur Faustine et notamment sur ses petits personnages Jacqueline et Simon. Jacqueline nous montre des p'tites scènes de son quotidien (des aprés-midi sur la plage, des matins chagrins, des moments où elles se sent au top d'autres au fond du gouffre ...). J'ai observé ces scénettes avec l'impression étrange de me voir, sourire aux lèvres , j'attendais avec impatience chacune des aventures de ces 2 adorables hurluberlus. J'ai découvert peu à peu le travail de cette mystérieuse Faustine et, quand j'ai voulu trouvé quelqu'un pour dessiner ma petite Martine, c'était comme évident ... C'était elle et personne d'autre !

Alors, ma petite Martine crée, j'ai voulu en savoir plus sur ma petite Faustine (et vous aussi j'en suis sure). Elle a gentiment accepté de répondre à 2/3 petite questions avec sérieux et humour. 
 
Bonjour Julie ! Julie ou Faustine ?
Mon vrai prénom c'est Julie, mais niveau originalité et référencement c'était moyen (merci papa, maman et mes quinze copines qui fêtent leur Sainte Julie avec moi). Donc je voulais un prénom ancien, un prénom qui porte à l'imagination et qui me cause. J'hésitais en Sixtine (sans avoir la prétention de Giottino), et Faustine (Faust, la connaissance universelle tout ça..).
Faustine, ça tintait pas mal. J'ai gardé. Aujourd'hui la moitié de mes proches m'appellent Julie, les autres Faustine. Ca rend un peu bipolaire si on ne fait pas gaffe.

Responsable adjointe multimédia d’une association humanitaire, directrice artistique de SeniorPlanet, responsable de la production web du groupe Marie Claire,. Ex directrice artistique de La Fashion Week Illustrée … Dis nous que tu as 55 ans pour nous rassurer (Mon Cv pro ne contenant qu’un stage et un employeur) 
Ahahah. En fait je crois à postériori avoir été un cauchemar sur pattes pour mes employeurs. Pardon Fabrice, Damien, Bertrand, Stephan, Mike et tous ceux qui ont supporté mon vagabondage professionnel. Je passais tout le temps de défis en défis. D'un employeur à l'autre, incapable de me fixer dès que l'expérience était acquise. Mon but, c'était surtout d'apprendre le maximum de choses et de bien effacer mon Bac loupé afin de finir par faire de ma vie pro une vraie passion... Quand j'ai fini par être DA puis responsable prod web chez Marie Claire, j'ai eu un sentiment de satisfaction égotique mais pas du tout sur le plan créatif ni personnel. Je ne faisais plus que coordonner et superviser ! Et c'est là que j'ai compris que le défi d'après, le plus audacieux, c'était d'être mon boss, ET dans la création. ARGH. Gros défi vu mon instabilité passée et mon refus de la hiérarchie/contraintes inhérentes à toute chose. Après Marie Claire donc, je suis partie vivre sur Nantes et il m'a fallu 1 an et demi de travail quotidien amateur le jour/nuit + un drame personnel pour m'enlever toutes les peurs archaiques restantes. J'aime mon parcours. Je n'ai pas du tout été parfaite. Même très indisciplinée et insolente ! Mais c'était très personnel. J'avais besoin de ce cheminement pour me prouver que rien ne me faisait peur, finalement. Enfin peur de rien, sauf de moi-même ;)
Illustratrice et Web designer depuis 2 ans, tu mènes ta petite barque … Comment ça va ? 
Super. Beaucoup de projets, un livre pour 2014, et un HUGE projet avec Simon.... Mais pour être sincère, j'ai été dépassée à un moment donné par les demandes affluentes et le poids des responsabilités : Au bout de quelques mois de taf en indépendante, j'ai perdu pied. Quand on imagine pendant 9 ans à se lancer et qu'une fois enfin tenté ça marche, c'est grisant, mais ça effraie terriblement sur la notion de pérennité. Le rêve est palpable et il apporte son lot de remises en question/chute entre rêves/réalité. J'en avais même à un moment oublié le chemin long et tortueux qui m'y avait mené. On se détermine alors uniquement par ce que qu'on fait artistiquement, au lieu de faire la distinction : cela reste une passion certes - yeah on en vit - mais c'est un travail dur, et qui tient uniquement par les épaules et l'acrobatie chaque jour. C'est tétanisant quand on est maman célibataire. Et un travail comme celui que j'ai choisi, ça se mène de front chaque jour, quitte à faire 15h/jour en finalisation de site ou de mission. Quitte à faire 1 journée maman/pro compilée ou annuler des vacances ou des week-ends. Bosser quand on est malade, quand votre enfant est malade, quand une modif doit être faite. C'est le jeu. C'est le prix. Tout à son prix. J'ai choisi le prix de ce qui est pour moi la vraie Liberté. Et j'ai compris mes rythmes/vagues également qui au début me déroutaient. Des fois je sens la soupape et je fais pause entre 2 missions. Je marche seule ou je vois mes proches, je regarde les gens passer à la terrasse d'un café, je dessine pour moi, je regarde des conneries, je pars seule à la mer, je fais des câlins à ma fille - bref je déconnecte tout, puis j'y retourne après. Donc, à un moment des plus crucial, j'ai eu la crise de "arf, j'ai réussi mon défi". Mais la vie est bien faite... :) J'ai retrouvé dans un sursaut de conscience et une belle fessée de la vie le "pour qui je fais tout ça depuis quasi 10 ans ?" Ben moi. Alors on se récupère, et on continue d'avancer. Depuis quelques mois j'ai repris d'arrache-pieds ma détermination et ma rigueur mais de façon plus ancrée : j'aime enfin vraiment les contraintes inhérentes à ces responsabilité et cette vie que j'ai choisi. J'ai accepté. Grâce à ma passion j'ai grandi en adulte. Ca n'a pas de prix :) 


Comment abordes-tu chaque projet ? Comment cela se passe dans ta tête : ça bouillonne ça bouillonne et tu te lances ? ça marche du 1er coup ? 
Ça dépend. Souvent, c'est inné : on se concerte avec mon client et on est déjà d'accord. Son univers, ses mots, ses intonations m'ont inspiré ses aspirations, même à demi-mots. J'ai des images, des couleurs, des styles, des ambiances. D'autres fois on s'y reprend à plusieurs fois jusqu'à satisfaction des hésitations. Ce n'est pas toujours évident d'être extrêmement déterminé dans ses envies quand on connait le milieu du web et toutes les ambiances qu'un client aimerait voir/épouser. Je suis là pour l'aider, l'orienter dans ces cas-là, suivant son identité. Pour les idées de manière générale, j'en ai 30 par jour environ.. Dès mon réveil jusqu'à très tard la nuit si j'écoute ma tête. Dur, très dur d'arrêter de penser. Je suis une boulimique créative/d'idées. Je ne supporte aucune contrainte/limite sur ce plan là. Alors c'est quasi invivable si je ne médite pas pour me recentrer (et je connais des copains copines qui vivent le même calvaire ahaha). "La méditation / respiration est mon amie chaque jour" Pour la pression, la fatigue et le mental, c'est top. Pas trouvé mieux encore. 


Que peux-tu proposer à mes petites brides to be (oui j’ai vu que tu avais travaillé en GB tu maitrises donc les anglissismes des fiancées) 
Well Well, I can "purpose" you some webdesigns, avatars, Save The Date illustrations, invitations, sweet decorations and drawn albums, flower ;) 


C’est toi qui a donné vie à Martine. Comment ça c’est passé ? 
Les images et les mots que tu m'as envoyées sur ton univers m'ont parlé très vite. J'avais envie de lumière, de transparence, de malice comme toi ;) Et garder/mettre en valeur l'existant ! Un vrai plaisir à réaliser en somme. 


Peux-tu nous livrer une photo d’un objet que tu aimes bien ?

Oui .... J'adore cette photo prise de nos 3 doudous avec ma fille. Un message de désespoir de leur part / un message d'espoir pour nous: les ours en peluche ça vit les enfants ! Sisi, quand on est aux toilettes ! Ils font des breaks pour souffler 


Dernière petite question comment va Simon ? j’ai vu récemment qu’il étais un peu énervé !!
Arf. Mon petit koala d'amour... je le censure à mort en ce moment. Il aimerait bien causer mais il est un peu en proie à un syndrôme de Gilles de La Tourette. Comprends-bien : il me supporte moi et Jacqueline non-stop. Moi et mes émotions et Jacqueline et les siennes. Alors bon, j'l'ai rangé à l'écart le temps qu'il médite et qu'il s'apaise. Pauvre chou. Heureusement qu'il est bien soutenu par les lecteurs... 


Merci Jolie Julie ! 
Avec plaisir Anne ! 

4 commentaires:

  1. Bonjour Martine et merci pour ce joli portrait et cette découverte. Le nouveau logo est vraiment beau! Est-ce que Faustine a un site où l'on peut voir son travail et la contacter? y a de grandes chances que je ne sois pas réveillée mais je n'ai pas trouvé de liens dans l'article ni sur la page facebook... Merci d'avance ;)

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    1. Bonjour Le Pays des délices ! En effet, j'ai mis le lien dans mon précédent article mais par sur celui-ci !
      Pour trouver cette perle c'est par ici : http://www.faustine-bd.com/
      A bientôt !!

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    2. Tu as également le lien directement à gauche !!

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  2. Un excellent interview! Je m'y retrouve beaucoup dans tout ce qu'elle dit (sauf que je ne suis pas mère) et elle a marque un bon gros point pour la méditation, j'en fais presque tous les soirs, c'est indispensable sinon pétage de câble!

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